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Le Bitchage : la communication positive (partie 2)

30 mai 2017 0 commentaire

comm positiveDans mon article précédent, je vous parlais du triangle dramatique, ou triangle de Karpman. Je poursuis ma réflexion, tel que promis, avec la communication positive. Je m’inspire ici de l’approche orientée solutions, développée principalement par Steve De Shazer au début des années 1980. Je vous invite également à lire « Arrosez les fleurs, pas les mauvaises herbes! », du très agréable auteur Fletcher Peacock, avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir en suivant sa formation sur la communication orientée vers les besoins et les solutions.

Ce qui oppose des personnes et qui mène au conflit sont bien souvent les différences entre celles-ci. Pour plusieurs, la différence fait peur et certains, par mécanisme de défense, vont tout faire pour imposer leur point de vue en espérant que l’autre va adhérer immédiatement. Comme si par magie, s’imposer éliminerait la différence et les conflits potentiels. Erreur! C’est bien souvent le contraire alors que l’ouverture à l’autre amène un monde de possibilités.

En effet, la différence existe et amène une belle richesse lorsqu’elle est apprivoisée. Dans l’approche orientés solutions, on met l’accent sur le positif, sur la coopération, sur la co-construction, car elle s’appuie sur les forces et les ressources de la personne. On cherche à s’enrichir du point de vue de l’autre plutôt que de le considérer comme menaçant.  Encore faut-il que les personnes en relation veuillent bien envisager autrement les différences.

Une personne peut se sentir très confortable dans le jeu psychologique (triangle dramatique) et ne pas vouloir en sortir. Refusant de poser un regard sur elle-même, cette personne « n’a pas de problèmes ». Comme tout est de la faute des autres, il y a peu de chances que ce joueur expérimente une façon différente de procéder dans ses interactions. Alors que celle qui est prête et souhaite réellement faire quelque chose pour améliorer la relation se connectera à ses forces intérieures pour amorcer le changement.

Se connecter à soi

Dans la communication orientée vers les besoins, on dit que derrière chaque comportement humain, il y a des besoins que la personne essaie de combler. Ceci vient expliquer tellement de choses dans les jeux psychologiques! Besoin d’être reconnu, besoin de se valoriser, besoin d’attention, besoin de prendre sa place … En fait, chaque comportement se veut « aidant » pour la personne. On parle alors d’intention positive.

  • Mimi agit en sauveuse car très jeune dans sa vie, elle a appris qu’en s’occupant de ses nombreux frères et sœurs, elle recevait des félicitations de maman. Son besoin d’amour et d’attention a été comblé, dans sa perception, par son dévouement à sa famille, même si elle était une toute petite fille. Ceci est devenu un programme bien enregistré dans son cerveau et elle continue de se dévouer toute sa vie pour obtenir de l’attention et de l’amour.
  • Luc, le cadet de la famille, a dû faire sa place parmi ses frères et sœurs plus âgés. Pour se distinguer des autres, il a vite compris qu’en adoptant un comportement de mauvais garnement, il attirait l’attention. Parmi ses compagnons, plusieurs, qui le craignaient, se sont mis à l’idolâtrer. C’est ainsi que Luc a trouvé des gains dans son rôle de persécuteur.
  • Zoé, qui a été très peu valorisée dans son enfance (selon sa perception), s’est aperçue qu’en se blessant, elle suscitait une vive réaction chez les adultes autour d’elle. Elle a entendus maintes fois : Pauvre petite Zoé! Dans son cerveau, le programme s’est installé : si je fais pitié, je vais obtenir de l’attention. Ainsi se crée son rôle favori, celui de victime.

En se reconnectant à soi, à son cœur, on se met en contact avec ses propres besoins. Ceci est la clé pour amorcer un changement dans nos relations. Imaginez que Zoé, Luc ou Mimi prennent du recul face aux interactions houleuses habituelles afin d’identifier le besoin réel derrière leur façon d’agir.

  • J’ai besoin de me sentir importante à tes yeux.
  • J’ai besoin qu’on me valorise.
  • J’ai besoin d’amour et d’attention.

Imaginez ce que le simple fait d’énoncer un besoin provoquera comme changement. Et puisqu’un seul petit changement est nécessaire pour provoquer un grand changement, imaginez la suite!

reculSe connecter à soi est encore plus puissant lorsqu’on crée une sécurité intérieure. Celle-ci permet d’écouter le message de l’autre, même hostile, sans le recevoir comme une attaque personnelle. Les mots de l’autre expriment ses besoins, même s’ils sont formulés de manière agressive. La sécurité intérieure conduit à éviter le jugement tout en cherchant, derrière les mots, le besoin et les sentiments de l’autre. Ainsi s’ouvrent de nouvelles possibilités.

La communication orientée vers les besoins

Les étapes proposées en communication orientée vers les besoins sont les suivantes :

  1. Observer. Prendre du recul. Noter ce qui déclenche mes émotions.
  2. Quels sont les émotions déclenchées?
  3. Quels sont mes besoins, autrement dit, les vraies causes de mes émotions?
  4. De quelle façon je peux combler mon besoin? Si nécessaire, faire une demande à l’autre.

CNV

Luc et son frère s’agressent chaque fois qu’ils se rencontrent. À coup de cris et de paroles blessantes, ils se font du tort mutuellement. Personne n’en ressort gagnant. Luc décide de prendre du recul face à cette situation. Il remarque que chaque fois que son frère essaie de lui donner un conseil, la colère l’envahit. Au fond de lui, Luc comprend qu’il a besoin de se sentir valorisé. Ainsi, lorsque son frère lui donne un conseil, il se considère comme étant un incapable aux yeux de l’autre, voir même infantilisé. Il décide donc d’exprimer son besoin à son frère :

«Tu sais, lorsque tu me donnes un conseil, je me sens comme un enfant, incapable de résoudre mes propres problèmes. Or, j’ai besoin de me sentir valorisé dans ma vie. Je te demande, lorsque je parle d’un problème, de m’écouter puis de me demander quelles sont mes propres solutions sans me faire part des tiennes. Ensuite, on pourra échanger sur nos idées respectives».

En hypnose et en programmation neuro-linguistique, on axe l’intervention sur ce que la personne désire en des termes positifs. Ceci permet au cerveau de construire de nouveaux chemins neuronaux pour amener des comportements différents. Le cerveau va donc là où l’on porte notre attention. Voilà toute l’importance de parler de ce que l’on veut et non de ce qu’on ne veut pas. Dans l’exemple, Luc ne dit pas : Je ne veux pas que tu me parles de tes solutions! Il dit ce qu’il désire. Ainsi, il commence à le créer.

Dans le prochain article, je vais conclure sur le « bitchage » en vous parlant de Socrate dans toute sa sagesse. D’ici là, je vous souhaite de rester bien connecté à vos véritables besoins et à la personne la plus extraordinaire du monde : VOUS!

Sourire


Sylvie DompierreAuteure: Sylvie Dompierre, Consultante en relation d’aide et réflexologue
Pour consulter la fiche professionnelle de Sylvie sur Le RIME, cliquez ici.

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