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Pourquoi n’atteignons-nous pas toujours nos objectifs?

3 septembre 2017 0 commentaire

obstacles changementQuel est le monde dans lequel les individus ne préfèrent pas la chaleur et le confort des croyances établies, même les plus illogiques, aux vents froids et coupants de l’incertitude? Isaac Asimov

Vous avez peut-être déjà élaboré des objectifs sans obtenir les résultats escomptés. Vos projets ont parfois pris fin abruptement sans que vous en compreniez les raisons. Parfois aussi, vous avez fini par perdre votre motivation alors que vous étiez plein d’enthousiasme à l’idée de vous engager dans l’action.

Sachez que, si une (petite) part de la réussite d’un projet repose sur sa planification et sur sa gestion, le reste dépend totalement de vous.

Voici quelques hypothèses.

Vos objectifs ont sombré dans l’oubli
Si, comme 95 % des gens, vous n’avez pas mis vos objectifs sur papier ou, si vous les avez écrits, sans jamais les relire ni les réviser par la suite, il est normal qu’ils s’évaporent, peu à peu.

Votre plan d’action était invisible
Si vous ne rédigez pas un plan d’action détaillé, vous risquez d’en rester aux bonnes intentions. Une personne qui ne sait pas très bien où elle va, risque de se tromper de chemin, de s’embourber ou de battre en retraite. Elle finit souvent par perdre sa cible de vue.

Votre plan d’action était trop ambitieux
Si, pour atteindre votre objectif, vous sollicitez plus qu’il le faut vos possibilités physiques, intellectuelles et matérielles ou si vous devez y consacrer plus de temps que vous en disposez, il est normal que vous vous essouffliez en cours de route au point de vous arrêter.

Vous avez couru plusieurs lièvres à la fois
Comme bien des gens qui voient le temps filer vers la vieillesse, il se peut que l’urgence de vivre vous pousse à vouloir tout faire en même temps, tout de suite et vite. Vous risquez alors de vous disperser et de vous épuiser car, plus une personne a de choix et d’options devant elle, moins elle a de chances de passer à l’action.

Vous avez trouvé mieux, plus facile ou plus amusant à faire
Vous avez décidé que cela ne valait plus la peine de déployer tant d’énergie pour ce projet alors que vous rêviez de le réaliser depuis bien longtemps. Il est toujours tentant et plus facile de fuir devant les efforts à fournir ou les difficultés à surmonter que de les affronter courageusement. On trouve alors n’importe quelle excuse pour abandonner.

Vos bonnes vieilles habitudes sont revenues au grand galop
Vos habitudes attendent de pied ferme le bon moment de vous faire oublier vos ambitions afin de vous voir « rentrer à la maison », dans votre confort, sans risque. Si vous ne savez pas comment les dompter, elles vont vous empêcher de franchir la frontière entre votre zone de confort et votre zone de changement et de progrès.

Vous en avez trop parlé à votre entourage
Dans votre entourage, vous serez toujours confronté à ceux qui aiment se mêler de vous dire quoi faire ou ne pas faire ou même vous empêcher de passer à l’action, pour toutes sortes de raisons. Eux aussi sont contents de vous voir rentrer à la maison et retomber dans vos vieilles habitudes. Ils sont peut-être jaloux ou envieux ou ils pensent tout simplement bien faire. Entourez-vous plutôt de ceux qui ne cherchent pas à vous influencer, mais qui vous encouragent et vous facilitent même la tâche.

Vos peurs et vos croyances limitatives ont pris le dessus
Ce sont des ennemies de taille, car elles s’incrustent en nous, insidieusement, depuis notre enfance, à coups de mises en garde, de jugements, de reproches et de critiques de notre entourage. Adultes, nos pensées et nos conversations sont pleines de ces pensées et de ces croyances. Elles sont devenues automatiques et inconscientes et dirigent nos comportements à notre insu. C’est pourquoi on peut les accuser d’être de grands saboteurs de rêves. Il est très difficile de les reconnaître.

En voici quelques exemples. Qu’en pensez-vous ? Vous reconnaissez-vous ainsi que des gens de votre entourage ?

J’ai peur…

  • de ne pas réussir (manque de confiance en soi).
  • de faire un mauvais choix ou de me tromper (indécision).
  •  de réussir (par conséquent d’assumer les tâches et les responsabilités qui accompagnent la réussite).
  • de perdre : mon confort, ma sécurité, mes habitudes…
  • d’être critiqué, jugé ou comparé à d’autres.
  • d’avoir l’air ridicule
  • de décevoir mon entourage.

cerf volant

Je me dis que et je crois que…

  • ça doit être parfait (alors, j’attends d’être prêt avant de me lancer et de m’engager : je procrastine!).
  • je dois faire passer les projets des autres avant les miens. (Sinon je suis égoïste).
  • on ne va pas m’accepter. (Je ne suis vraiment pas une personne intéressante).
  • ça ne durera pas ! (C’est trop beau pour moi ou je ne le mérite pas).
  • je ne suis pas assez compétent et je n’ai pas suffisamment d’expérience pour oser croire que je vais réussir. (Pourquoi le serais-je tout à coup ?)
  • je ne suis pas à la hauteur. (Je me compare aux autres).
  • je n’ai pas assez d’argent pour ce projet. (J’en ai pourtant pour des choses futiles.)
  • je ne vais pas y arriver puisque, de toute façon, ça ne fonctionne jamais. (Pourquoi cela fonctionnerait-il, tout à coup ?)
  • c’est trop difficile pour moi.
  • je suis bien trop vieux pour ce genre de folies. (Que vont penser les autres ?)

Il ou elle me dit… et je les crois :

  • sois prudent ! C’est bien trop risqué et trop dangereux.
  • tu n’es pas capable de faire cela.
  • il le fera (ou je le ferai) mieux que toi, alors ne perds pas ton temps et laisse-le prendre ta place.
  • à quoi bon consacrer tant d’énergie pour si peu!

Je dis, à moi ou à mon entourage :

  • je vais essayer. (J’accepte donc l’idée que cela peut ne pas marcher et je ne fais donc pas suffisamment d’efforts.)
  • je m’y mettrai plus tard, après les fêtes de fin d’année, quand j’aurai perdu ces kilos en trop, quand je serai moins fatigué. (Je repousse donc et repousse encore le moment de me mettre en action.)

Pour finir…

retraiteVoici un truc efficace pour repérer vos croyances !

Lorsque vous discutez avec quelqu’un, surveillez le nombre de fois où vous commencez une phrase par Parce que et, bien sûr aussi, par Je crois que…

(Adapté de Quoi faire à la retraite. P. 176 à 179)


Marie-Paule DessaintAuteure: Marie-Paule Dessaint, Ph.D., Auteure, Conférencière et Accompagnatrice du changement Pour consulter la fiche professionnelle de Marie-Paule sur Le RIME, cliquez ici.

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