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Suis-je obligé de faire tout ça?

9 octobre 2017 0 commentaire

to do listL’été qui s’achève m’a beaucoup fait réfléchir sur le dépassement de soi. J’ai vu des gens pédaler de toutes leurs forces en vélo. J’ai des amis qui ont fait des courses. D’autres ont terminé des cours, rénové leur maison, passé l’été sur le bord des terrains de soccer et de baseball. Et un homme est mort durant un demi-marathon…

Dans ma grande marmite d’idées à réfléchir, j’ai mis : relever un défi, atteindre un objectif, faire des efforts, réaliser un rêve, remplir des obligations (réelles ou fictives), me mettre de la pression…

 

J’en viens à ne plus savoir si ce qui est sur ma To Do List est nécessaire ou pas. Sur cette liste, il y a des actions reliées au quotidien et aussi des défis plus grands, un défi sportif par exemple.

Les obligations du quotidien

J’ai longtemps été mère monoparentale, sans soutien du père de mes enfants. Seule pendant une dizaine d’années, j’ai appris à m’oublier comme femme et à me donner corps et âme pour mes deux merveilleuses filles. Ma plus belle récompense fut cette phrase de l’aînée, maintenant dans la vingtaine : Maman, même si papa n’était pas là, je n’ai jamais senti qu’il m’avait manqué quelque chose. Il faut dire que j’ai pris grand soin de leur trouver des substituts masculins, j’ai usé d’imagination pour leur créer de beaux souvenirs d’enfance et j’ai toujours veillé à ce que rien ne leur manque, tant sur le plan matériel qu’affectif. Vous voyez déjà l’âme de la superwoman à l’œuvre, n’est-ce pas ?

supermamanOui, j’ai été une superwoman. Avancement dans ma carrière, maison propre, vêtements bien entretenus, alimentation saine, sorties en famille, devoirs et leçons, cours de gymnastique, de violon, de natation, de karaté, etc. ont composé mon quotidien depuis plus de dix ans. Et un jour, je suis tombée : un épisode de dépression après l’achat d’une maison et un changement d’emploi tout en faisant un certificat en gestion à l’université. Après quelques semaines d’arrêt de travail, j’ai repris ma course. Toutefois, j’ai appris que j’existais. Oui, oui! Vous avez bien lu! J’existais. Moi, comme femme.

Mon premier pas a été de m’inscrire au tennis, moi qui a toujours aimé les sports de raquette. Je me suis reconstruit un réseau social en plus de bouger. J’ai ri et je me suis amusée avec des adultes. Ça m’a donné le goût de prendre davantage soin de moi. J’ai perdu du poids. Et, bonus suprême, j’ai rencontré celui qui maintenant partage ma vie depuis plus de dix ans.

C’est à cette époque que j’ai réfléchi aux obligations qui composaient ma vie. D’une part, il y avait les « choses à faire », d’autre part, les « choses à penser à faire ». Ces dernières représentent la charge mentale qui vient alourdir encore plus l’horaire de tout ce qu’il y a à faire (ne pas oublier de prendre un rendez-vous chez le dentiste, penser à payer ma carte de crédit avant la fin de mois, penser au cadeau d’anniversaire pour une fête d’enfants, ne pas oublier que le changement d’huile s’en vient, etc. etc. etc.). Puis, j’ai commencé à me questionner : Étais-je obligée de partir une brassée de lavage à 21h le soir? Qu’arriverait-il si j’attendais à demain? Que se passerait-il si l’aspirateur n’était pas passé comme on me l’a enseigné, chaque semaine, le samedi matin? Qu’est-ce qui serait différent pour moi si je partais à l’heure du travail en fin de journée (je faisais toujours du surtemps non rémunéré)? Qu’est-ce qui changerait si je disais NON de temps en temps?

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Et c’est ainsi que j’ai commencé, tout en douceur, à transformer ma vie. Avec le temps, j’ai constaté que j’ai relevé beaucoup de défis et que j’ai fait face à de nombreuses obligations. Certaines étaient nécessaires parce que je les ai choisies (comme m’occuper de mes filles). D’autres m’ont amené une meilleure vie (faire un certificat en gestion, m’acheter une maison). Et d’autres étaient de pures inventions de ma part (performer partout en même temps).

Aujourd’hui, lorsqu’un défi se présente à moi, je m’arrête avant de dire oui. Je vais chercher au fond de moi mes motivations, même si le défi me tente. Je fais le même processus avec une obligation.

  • Est-ce que je me mets de la pression à relever ce défi?
  • Que se passera-t-il si je le réalise? Et si je ne le réalise pas?
  • En disant OUI, j’obéis à quelle voix? La mienne? Celle des autres?
  • Quels seront les bénéfices pour moi et pour mes proches?
  • Quels seront les inconvénients pour moi et pour mes proches?
  • Si je dis NON, est-ce par paresse ou par manque de motivation?
  • À qui je désire plaire?
  • Quelles croyances soutiennent ce défi?
  • Défi ou obligation?

Défis ou obligations?

Je me rappelle une activité proposée dans le cadre d’un voyage thématique avec Yves Sévigny. On devait sauter dans un cenote (puits naturel dans la jungle du Yucatan), un saut d’environ 20 pieds. Je m’étais toujours obligée à faire ce qu’on me disait de faire car il fallait le faire, peu importe que j’aie envie de le faire ou non. Je devais toujours me surpasser car ce n’est pas correct de reculer devant un défi (de belles croyances hein ?!). Je sais que si j’étais montée, j’aurais sauté dans l’eau. Mais cette fois, j’ai dis NON. Ce fut ma plus belle réussite du voyage. J’étais fière de moi. J’avais enfin dit NON. Je me souviens des larmes de joie après l’activité. J’avais relevé un défi plus grand que de sauter: dire NON.

Cette expérience m’a marquée pour les années suivantes. Depuis, je choisis mes défis. J’en ai relevé de très beaux : monter le mont Lafayette et une partie du mont Albert, voyager partout dans le monde, me lancer dans une nouvelle carrière, et bien plus encore. Et chaque fois, je l’ai fait par choix. Les obligations prennent alors un nouveau visage. J’ai le droit de leur dire NON et de les modifier pour qu’elles me conviennent (au lieu de courir 10 km au Défi entreprise, je vais les marcher et pour le moment, je ne désire pas monter le Mont Washington). J’ai le droit de me déclarer incompétente dans un domaine et de déléguer (peinturer ma maison). J’ai le droit de demander de l’aide si je manque de temps (je viens de découvrir une entreprise près de chez-moi qui prépare de délicieux repas maison; mes soupers sont prêts pour toute la semaine!). Et si une activité avec mes filles se présente, je lâche tout et j’y vais, même un samedi matin. L’aspirateur attendra! Quelle légèreté le droit de choisir apporte à ma vie! Et en plus, les obligations, je les mets à mon service, je n’en suis plus l’esclave.

Je vous invite à participer à un nouvel atelier que je donne avec ma collègue Marie-France Drolet : « Wo les Superwomen ». Les 28 et 29 octobre 2017, 9 h à 17 h, au Domaine Vie Énergie à Québec.


moi-bleuAuteure: Sylvie Dompierre, Consultante en relation d’aide et réflexologue
Pour consulter la fiche professionnelle de Sylvie sur Le RIME, cliquez ici.

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