Le jour où j’ai décidé de marcher sur les lignes du trottoir

Le RIME

trottoirQuand j’étais jeune, allez savoir pourquoi, je m’étais interdit de marcher sur les lignes des trottoirs. Je sais que plusieurs personnes font ça. Pourquoi? Pour éviter un mauvais sort? Pour ne pas risquer de tomber dans une craque? Pour rester dans la perfection?

Je me souviens que j’ajustais mes pas à l’avance pour être certaine de les éviter. Parfois, je comptais mes pas, deux pas entre chaque craque, pas plus. Puis, je devais en faire trois car l’enjambée était devenue trop grande. Je venais encore de briser une régularité.

Puis un jour…

J’ai décidé que cette croyance était terminée. Je me suis mise à marcher sur toutes les lignes avec délectation, comme si je venais de me donner le droit à un plaisir immense! Je me souviens du sentiment de défier les règles. Toutes les lignes se soumettaient désormais à mes pas glorieux. Aussi bizarre que ça puisse paraître, j’étais fière d’avoir osé défier cette loi.

Mais… quelles règles au fait?  Et quelle loi?

Aujourd’hui, je prends conscience des croyances qui se sont faites un nid confortable dans mon cerveau et qui dictent à la fois mes pensées et mes comportements. D’où viennent-elles? Je ne sais pas, la plupart du temps. Et je ne suis pas sûre que ce soit toujours utile de savoir.

Le simple fait de s’observer afin de prendre conscience de nos croyances, souvent aussi saugrenues que de ne pas marcher sur les lignes des trottoirs, met en lumière des lourdeurs que nous traînons dans notre vie. De la même manière qu’il était devenu complexe d’éviter les lignes des trottoirs, on fait souvent des pirouettes complexes pour obéir à des croyances inutiles, qu’on appelle aussi des obligations fictives.

croyanceJe le vois chez plusieurs clients. Les phrases commencent souvent par des IL FAUT, JE DOIS. Elles se cachent aussi dans des phrases du genre « L’argent ne fait pas le bonheur », « On est né pour un petit pain », « Je dois garder le contrôle », « C’est pas correct d’être en colère », « J’ai toujours été gaffeuse », etc.

Si, souvent, nos croyances sont limitantes, il arrive qu’elles soient utiles. Par exemple « Je réussis tout ce que je touche! »,  » La Vie met toujours les personnes dont j’ai besoin sur ma route », » On veille sur moi, je ne manquerai jamais de rien ». Lorsque les croyances sont favorables, inutile de vouloir s’en défaire. Au contraire, continuez de les alimenter! L’important au sujet des croyances est de départager celles qui nous freinent dans la vie de celles qui nous font avancer.

Lorsqu’on se rend compte qu’une croyance complique notre vie, la vraie question à se poser est : À partir de maintenant, qu’est-ce que je fais avec? Je vous donne quelques pistes pour vous en défaire, si tel est votre choix. D’ailleurs, « on a toujours le choix dans la vie » est une croyance aidante dans les moments difficiles.

  • Quels comportements cette croyance vous dicte? Est-ce satisfaisant?
  • Quelles sont les avantages pour vous d’avoir cette croyance?
  • Quelles sont les limites qu’elle vous apporte?
  • Qu’arriverait-il si vous n’agissiez pas selon cette croyance?
  • Quelle pourrait être la croyance inverse?
  • Que serait votre vie sans cette croyance? Et avec la croyance inverse? Imaginez. Expérimentez.
  • Quels sont les résultats de l’expérimentation du nouveau comportement?

C’est en passant à l’action que nous pouvons constater les résultats d’un changement de croyance. Faire quelque chose que l’on n’a pas l’habitude de faire. Ce n’est pas en restant assis à y réfléchir que notre cerveau enregistrera une nouvelle expérience. C’est en agissant, un pas à la fois.

Alors, allons-y! Marchons sur les lignes de trottoirs! Expérimentons de nouveaux comportements. Libérons-nous des obligations qui limitent nos vies. C’est tellement agréable d’expérimenter la liberté que procure un changement de croyance.

En écrivant ce texte, je suis très consciente qu’il n’est pas toujours facile d’identifier une croyance limitante et de s’en défaire. La programmation neurolinguistique (PNL) offre des outils puissants pour vous aider dans cette démarche. Et je vous le dis, ce n’est pas seulement une croyance!

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Sylvie DompierreAuteure: Sylvie Dompierre, Consultante en relation d’aide et réflexologue
Pour consulter la fiche professionnelle de Sylvie sur Le RIME, cliquez ici.

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