Métaphoriquement parlant

Carole Laurendeau

Je vous avais indiqué dans le dernier blogue que pour ce dernier volet sur la communication, il serait question d’une façon bien particulière de livrer son message. Une manière qui apporte plus de précision à l’aide de propos imagés. Aviez-vous deviné que je faisais alors référence à la métaphore? (https://www.youtube.com/watch?v=9QvLFgOrpjw)

Pour la définir plus précisément, c’est l’expression au sens figuré d’une idée. C’est un genre de comparaison qui provoque une image de la situation. Elle permet de mettre en relation le langage, l’intellect, l’imaginaire et les sentiments. Comme on le dit si bien, une image vaut mille mots et quand on éveille ainsi l’imaginaire, cela rend la discussion bien plus divertissante.

En accompagnement, la métaphore est très utile pour attirer l’attention, contrer certaines résistances, rejoindre l’inconscient, s’adapter au vécu de la personne et ainsi pouvoir la toucher plus profondément. Même que parfois, avec une telle ouverture sur l’imaginaire, il y a un déroulement intrinsèque qui s’installe automatiquement, un enchaînement d’idées, jusqu’à entrevoir des solutions qui s’adaptent aux images du départ. Dans mes séances, c’est un fait que j’ai pu observer à maintes reprises lors de mes accompagnements.

Lorsqu’un client arrive avec une métaphore pour décrire une situation ou son état d’esprit, cette même métaphore est répétée à quelques reprises durant la rencontre. Tout au long de celle-ci, elle évolue graduellement jusqu’à donner une image plus claire sur la nouvelle direction à prendre.

Lorsque c’est moi qui décide d’entamer le processus métaphorique, je m’applique à utiliser des métaphores totalement adaptées au contexte de la situation vécue par le client. Si elles s’avèrent non appropriées, elles n’auront aucune utilité.

Une comparaison sans mot comparatif

En général, une métaphore est construite sans terme comparatif puisque c’est elle-même qui le remplace. Parfois, on cite la personne, l’objet ou la situation avec laquelle on le compare dans la même phrase (in praesentia) et en d’autres temps, on ne mentionne que ce à quoi on le compare (in absentia). Prenons l’exemple d’un beau jeune homme qui compte plusieurs conquêtes. On dira de lui :

-(in praesentia) : « Ce jeune homme est un vrai bourreau des cœurs. »

(in absentia) : « Voici le bourreau des cœurs qui arrive. »

Il y a aussi la métaphore filée qui se développe sur plusieurs termes ou tout au long d’un texte. Les bons conteurs aiment bien l’utiliser.

Conversations bien imagées

-Pour toute conversation où l’incompréhension se présente, simplifiez par une simple image de comparaison.

-Si la compréhension tarde toujours à venir, persistez en explorant d’autres formes telles que symboles, histoires connues, expressions, etc.;

-Dès qu’une personne vous parle en métaphore, réutilisez la même à certaines occasions et vérifiez l’effet que cela produit chez elle (impression d’être mieux entendue, comprise, connectée, de vivre une certaine complicité, etc.).

-Assurez-vous d’avoir des comparatifs toujours appropriés au contexte ciblé.

Voici ce qui clôt un sujet encore bien vaste de la communication. On se retrouve pour un tout autre sujet le mois prochain. En attendant, je vous souhaite de découvrir bien des façons de converser en toute créativité.

Voici un lien vers mon article précédent, Ces paroles effacées. 


Carole Laurendeau

Accompagnatrice holistique

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