Si on faisait connaissance ?

Ghislaine Bernard

Bonjour chers lecteurs!

Je suis fière de vous écrire aujourd’hui! Je dois vous avouer que j’ai galéré un peu pour ce premier partage avec vous. Devais-je me présenter? Devais-je mettre en avant mon expérience, mes antécédents d’écrivaine? Devais-je m’ouvrir à vous sans cérémonie ou plus protocolairement? Devais-je vous arriver avec un texte sérieux sur un sujet tout aussi sérieux, voir académique?

Alors, forte de ma personnalité, j’ai décidé d’y aller avec ce que je prône en tout temps : la simplicité

Je suis Ghislaine, tout simplement. Une femme, une mère, une conjointe, une amie, une auteure et une thérapeute en Relation d’Aide Complémentaire. Je suis « madame tout le monde ». Comme vous, j’ai des hauts, j’ai des bas. J’ai des réussites et des…apprentissages.

Notez ici que je n’ai pas écrit « erreurs » et ce, très sciemment!

Je crois qu’il n’y a pas d’erreur, sauf celle d’arrêter d’essayer. Bien entendu avec cette belle phrase, je n’ai pas réinventé la roue je vous l’accorde! En revanche, accepter l’apprentissage devant ce que nous avons l’instinct et la croyance de croire être une erreur est une formation en soit!

Nous sommes perpétuellement en apprentissage. Dès la première seconde où à peine embryon nous réalisons que bouger donne une réaction à ce qui nous enveloppe. Que lorsque nous donnons un coup de pied dans le ventre de notre mère celle-ci réagit, nous commençons à apprendre. Après quelques mois de vie, nous apprenons à manger, à marcher pour courir à toute jambes en riant devant nos parents qui nous pourchassent inquiets que nous tombions!

Puis vient la parole, l’école et bien d’autres choses encore.

Mais, qu’apprenons-nous sur les émotions?

Combien d’entre-nous avons entendu :

« Arrête de pleurer, ce n’est rien! »

« Calme-toi! Ce n’est pas grave, c’est juste un jouet! »

« N’y penses plus, ça va passer… »

Est-ce que à chaque fois que l’on a entendu cela devant nos émotions ça nous a aidé à apprendre à les vivres?

Dès notre enfance, nous avons assimilé parfois, la fausse croyance que pleurer n’était pas adéquat. Que c’était pour certains, une faiblesse, une victimisation et le tout parfaitement inutile à la situation!

L’émotion, nous ne la contrôlons pas. Jamais.

Ce que nous contrôlons, c’est l’action que l’on pose à la suite de l’émotion ressentie. Ça, c’est notre liberté. Je suis de ceux qui croient qu’il faut accueillir nos émotions, les accepter pour ensuite agir positivement en accord avec nous-même.

Chaque situation de notre vie, nous apporte une émotion et c’est tout à fait normal : nous sommes humains.

Il ne faut cependant pas se laisser envahir, que nos émotions gèrent tout, tout le temps. Accueillir ses émotions ce n’est pas de s’y attacher comme un naufragé sur une bouée! Ce n’est pas de s’en servir pour arriver à nos fins envers les autres. Les accueillir c’est simplement, s’arrêter. Respirer. Comprendre la situation qui l’a fait venir. Si l’émotion est négative, regarder ce que l’on peut changer, modifier, améliorer pour que le positif s’installe.

Il y a des peines en ce monde que l’on ressent et nous pleurons. Tout simplement. Sans qu’il n’y ait rien à y faire de plus. C’est ça accueillir. C’est d’accepter que de m’avoir frappée l’orteil sur le coin d’un meuble me fasse tour à tour, serrer des dents et possiblement pleurer. C’est de pleurer la perte d’un être cher. La fin d’une relation.

Je disais ailleurs, que pleurer c’est de donner une douche à son âme. De nettoyer ce qui est lourd à l’intérieur de soi, pour ensuite avoir de nouveau de la place pour le soleil et la joie.

Dites-moi chers lecteurs, quelle est votre approche face à vos émotions?

Êtes-vous de ceux qui les refoulent?

Ceux qui jouent avec?

Ou bien être-vous de ceux qui jour après jour, essayer de les accepter pour vous permettre de grandir par leur passage en vous?

Quels sont vous outils pour y arriver?

Je vous souhaite une excellente journée, j’ai bien hâte de lire vos commentaires, car moi-même j’apprends jour après jour et vos partages me serviront en ce sens : grandir dans les échanges d’expériences.

À bientôt!

-Simplement Ghislaine


Ghislaine Bernard

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5 réflexions sur “Si on faisait connaissance ?”

  1. Enchanté Ghislaine merci pour cette belle presentation Cest vrai quon a été élevé en se faisant dire que pleurer ses de la faiblesse. J’ai souvent de la misere à me laisser pleurer et je comprend en te lisan que des fois mon ame a besoin de prendre une douche! haha est quil ya des truc pour accepter de pleurer? Merci davance

  2. Ghislaine Bernard

    Bonjour Aly!

    Merci pour votre commentaire!

    Le « conditionnement » à ne pas pleurer ne s’efface pas du jour au lendemain c’est bien certain!
    Un truc parmi tant d’autres est, comme je l’ai dit dans mon texte : d’accueillir l’émotion. Il n’est pas toujours nécessaire de savoir pourquoi nous avons une émotion. D’où est vient, où elle va nous mener. Elle est là, tout simplement. Alors la base c’est de respirer. Inspirer profondément par le nez en gonflant le ventre, puis d’expirer lentement, longuement pas la bouche en dégonflant le ventre. Cela va aider à calmer le flot d’émotion. Cependant le but ce n’est pas de se « calmer » pour éviter de pleurer! Le but c’est d’accepter sans se faire violence à soi-même que nous vivons ce que nous ressentons. C’est de s’aimer avec nos rire, nos pleurs. C’est de permettre à notre corps de trouver un certain calme pour laisser couler, tout simplement les larmes, sans résister, sans se recroqueviller en luttant contre elles. Une larme à la base, c’est beau! C’est une goûte d’eau qui s’échappe de notre œil pour libérer une pression que l’on ressent. La vie n’existe pas sans eau, alors pourquoi retenir celle qui nous libère?
    Soyez bienveillants et bienveillantes avec vous-même. Comme vous auriez aimé qu’on le soit avec l’enfant que vous étiez au moment que vous vous êtes égratigné le genou en tombant. Permettez-vous cette libération, tout simplement. Inspirez, expirez. Pleurez ce que votre corps à besoin de pleurer et sachez que vous vous en porterez mieux. Cela ne règlera pas les problèmes bien-sûr! Cela vous aidera à vous solidifier pour ensuite vous mettre en mode solution, plus forts et fortes, dites-vous que pleurer libère l’espace dont vous avez besoin pour continuer la route.
    Cette route vous mènera vers la résolution des problématiques, mais cela, nous en parlerons une prochaine fois… ?
    -Simplement Ghislaine

  3. Bonjour Ghislaine, fort intéressant comme article 🙂

    Pour ma part je les observent ! Je laisse le temps au temps, et quand la réponse intérieure me vient, je règle la situation calmement.

    Ah c’est bien vrai toutes ces petites phrases je l’ai aie entendu et à mon tour les aient dites à ma fille, je lui dit encore à ses 25 ans, par contre, elles ne sont pas phrasées tel qu’autrefois (souvent pour faire taire et sans émotions réelles de l’époque de nos parents) … il y a un brin de sagesse et d’écoute qui vient avec aujourd’hui …

    Mais une question me trotte dans la tête ? Qu’aurait t’il advenu à l’époque de nos parents dépourvu d’empathie bien souvent, si l’adulte nous auraient pas prononcer ses petites phrases courtes ? L’enfant monte en moutarde ? ou en ferait tout un plat ? ou pire une crise d’hystérie ? Croyez vous que même si plate à entendre soit-elle, elle auraient servie tout de même à nous sécurisé ?

    En référence à :

    « Arrête de pleurer, ce n’est rien! »

    « Calme-toi! Ce n’est pas grave, c’est juste un jouet! »

    « N’y penses plus, ça va passer… »

    Merci pour ce bel échange,

    Michèle

  4. Ghislaine Bernard

    Bonjour Michèle!
    Merci beaucoup de votre appréciation et votre partage!

    Pour répondre à votre interrogation, je n’ai évidemment pas la science absolue il en va de soi. Je vais donc pousser la réflexion un petit peu plus loin : Ce que je pense de mon côté c’est, lorsque vous dites « …nos parents dépourvu d’empathie bien souvent… », si nos parents n’avaient pas reçu ses phrases à leur enfance? Puis les parents de nos parents?… Vous voyez ce que je veux dire. À ce moment-là, les parents ont fait du mieux qu’ils ont pu avec qui ils étaient et ce qu’ils savaient. Aujourd’hui, nous avons appris que de refouler nos émotions peut grandement nous nuire. Est-ce que ça fait de nos aïeuls des gens vils et sans émotions eux-mêmes? Absolument pas à mon sens! Est-ce que certains ont été aigris par leur vie? Assurément pour plusieurs.

    Étaient-ils réellement dépourvus d’empathie, ou étaient-ils endoctrinés dans les croyances reliées aux émotions du temps de leur époque? J’ai constaté moi-même chez ma grand-mère les dernières années de sa vie une empathie que je n’avais jamais perçue chez elle. Elle était la femme forte, le pilier de la famille. Toujours rigide, pragmatique et sévère. Puis lorsqu’elle était à ses derniers mois, je l’ai vu s’ouvrir. Littéralement! Elle avait laissé tomber toutes ses barrières, toutes ses croyances. N’ayant plus à « prouver » à qui que ce soit qu’elle était forte et efficace! Ça été les plus beaux moments que j’ai passé avec celle-ci : nous avons eu des discussions que je n’aurais jamais crû pouvoir avoir avec ma « mémé » qui lorsque j’étais petite et que je pleurais me disait : « Bon arrête de pleurer là ça ne sert à rien, relève la tête et avance! » ou « Es-tu une mauviette? Non? Alors vas-y tu n’as pas à avoir peur, ne pleure pas les gens te regardent! »
    C’est rendu à la fin de son propre chemin qu’elle m’a répété mainte et mainte fois : « pleure ma puce, ça va te faire du bien! »

    Aujourd’hui, je suis moi-même mère. Lorsque mes enfants pleurent, je leur ouvre les bras et je leur dis : « laisse sortir, quand ça sera fini on parlera, on trouvera une solution ». Est-ce que ça fait de moi une mère exemplaire? Non, j’ai tout simplement compris par mes propres expériences que d’accueillir nos émotions nous décharge de certains poids et nous allège pour ensuite avancer. Dans cent ans d’ici, qu’est-ce que l’évolution des recherches comportementales et émotionnelles vont révéler au monde? Je ne sais pas. Cependant une chose que je sais, c’est que chaque génération, comme dit précédemment, y va avec le mieux d’eux-mêmes. Il ne faut pas se culpabiliser sur ce qui est fait, le plus positif à faire c’est d’ajuster selon nos apprentissages ce à quoi nous adhérons et de laisser au passé ce à quoi nous n’adhérons plus.
    Je vous souhaite une excellente journée! Merci encore de cet échange!

    -Simplement Ghislaine.

  5. Merci pour ce très beau texte Ghislaine! Pour ma part, je m’amuse à observer mes émotions et à stopper une vague vague d’énergie basse ( quand je me mets en colère par exemple) en me disant : est-ce que tu veux vraiment dilapider ton énergie dans la colère ou tu préfères remonter tes vibrations et te sentir plus légère? Quand j’ai ce réfelxe, ça coupe automatiquement ma colère. Pour arriver à ça, ça m’a pris de l’entraînement, comme un athlète qui s’entraîne pour une compétition.
    Des fois fois, je n’arrive pas à gérer au mieux mes émotions. Mais c’est pas grave. Le fait de prendre conscience de l’état émotionnel dans lequel on est et de décider de le changer s’il ne nous convient pas, c’est déjà beaucoup. La respiration profonde m’aide beaucoup et la visualisation positive.

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