C’est okay de ne pas être okay!

Tant de gens se promènent chaque jour en dissimulant leurs vrais sentiments parce qu’ils sont considérés comme « forts », « optimistes », « pétillants » ou, comme ils sont toujours là pour les autres, ils ne sont pas perçus comme ayant des émotions autres que la joie ou la force.

Si vous vous êtes déjà senti obligé de garder une façade pour les autres, vous avez aussi le choix et la liberté de faire savoir aux gens ce que vous ressentez vraiment.

 

Toujours mon truc…

Refouler, se contenir et avoir l’air au-dessus de ses affaires a toujours été mon truc. Vous connaissez l’expression « ne les laissez jamais voir que vous transpirez »?

Alors, je tentais toujours de tout faire en conséquence de mon apparence extérieure, même si j’étais en train de mourir secrètement de l’intérieur, à cause de la douleur que je ressentais ou des épreuves que je traversais à l’époque.

Vous savez, cela peut prendre certaines personnes au dépourvu de vous voir « en vrai » en révélant que vous n’êtes pas okay. Et parfois, seulement leurs réactions ou réponses peuvent être blessantes. Je ne connais que trop bien ce sentiment.

En discutant récemment avec une amie qui m’a demandé comment j’allais, j’ai répondu honnêtement: « Je ne sais pas… tout est lourd actuellement, je manque d’énergie, je m’accroche, mais je ne suis pas okay et c’est okay. »

Elle a immédiatement grimacé et m’a avoué être perturbée par ma réponse. Elle a dit: « Woooooah, c’est la première fois que je te vois comme ça… je ne suis pas habituée… je ne sais pas quoi te dire. »

À ce moment précis, j’avoue que le premier message que j’entends à l’intérieur de moi suivant cette réponse est : « Ce que tu me dis me donne l’envie de m’éloigner. C’est trop pour moi. Je ne sais pas quoi faire face à une réponse autre que positive de ta part. »

Et puis, instinctivement, je me suis surprise à essayer de trouver toutes sortes de façons pour répondre différemment à la prochaine personne que je croiserais.

 

Ma vérité actuelle

En réalité, je me sens déprimée et découragée parce que je sens que je ne vais pas bien, mais je ne peux pas identifier pourquoi. Cela s’avère donc être une période difficile pour moi parce qu’habituellement, il m’est assez facile de savoir pourquoi je ressens ce que je ressens. Présentement, ce n’est pas le cas.

Tout ce que je peux dire à cet instant, c’est que c’est tout et rien… je peux dire ce que je ressens mais j’en ignore la cause directe. Dans les dernières semaines, j’ai passé mon temps à essayer de trouver LA source des différents sentiments qui m’habitent.

Oui, j’ai vécu des problèmes de santé dans la dernière année, ma mère est en fin de vie, le dernier enfant a quitté la maison, etc., mais j’en ai vu d’autres et survécu à bien pire… non?

Je vous avoue qu’au début, je me sentais moche de ma réponse, car étant considérée comme une personne « optimiste », « forte », une « vitamineuse » quoi, toujours souriante et aidant les autres à se sentir mieux, il y a une certaine attente, selon moi, sur la façon dont je devrais être la majorité du temps.

Je ressentais que j’avais en quelque sorte laissé tomber cette personne en révélant mes vrais sentiments. Je me sentais aussi gênée, parce que j’avais exposé une partie vulnérable de moi-même.

Mais après y avoir réfléchi, j’ai réalisé que ma réponse était très bien, car c’était une réponse authentique. Comme je veux nouer de véritables relations avec les autres, je ne peux prétendre être bien lorsque je ne le suis pas.

 

Profonde réflexion…

Cela m’a fait réfléchir à la raison pour laquelle beaucoup d’entre nous sommes programmés au fait d’être toujours bien, allumé et « hop la vie »?

En réalité, c’est un moment pour l’autre de découvrir ce qui se passe vraiment en nous et d’établir une véritable connexion, au lieu de lui offrir une « fausse » version de soi. Alors, j’ai décidé que c’était okay de ne pas être okay et de continuer de confier dans MA vérité.

Cela m’a amené à une profonde réflexion. Lorsque nous demandons aux gens « Comment allez-vous? », sommes-nous vraiment ouverts à une réponse honnête ou cherchons-nous plutôt à entendre la réponse automatique du « Je vais bien »?

J’ai aussi pensé au grand nombre de personnes qui choisissent, consciemment ou non, de garder une façade pour éviter de montrer leur humanité et de potentiellement mettre mal à l’aise les autres. Les personnes avec lesquelles nous interagissons tous les jours sont porteuses d’inquiétudes, de préoccupations et de douleurs émotionnelles, et bien souvent, nous leur demandons d’afficher un faux sourire et de nous rassurer en nous montrant que tout va bien.

Si vous réalisez que vous cachez parfois vos véritables sentiments, voici quelques façons pour commencer à vous ouvrir.

 

Pratiquez l’authenticité et priorisez la connexion réelle avec les gens

Lorsque vous ouvrez la bouche, vous ouvrez également votre cœur. Et savoir que quelqu’un entend vraiment ce que vous ressentez et vous comprend est apaisant pour l’âme.

Si vous n’êtes pas habitué à ouvrir votre cœur aux gens, commencez petit. Partagez une chose que vous pensez ou ressentez mais que vous pourriez être tenté de garder à l’intérieur de vous-même. S’ouvrir aux autres vous permettra de devenir vous-même et à partir de là, vous verrez clairement qui est disposé à recevoir ce que vous avez à dire avec un cœur ouvert et sans jugement. Vous commencerez ainsi à forger des relations plus profondes grâce à des relations réelles.

De plus, soyez la personne qui offre aux autres l’espace et le soutien nécessaire à l’authenticité et à la connexion. Informez-vous sur leur vie et dites-leur que vous êtes heureux d’être à leur écoute.

Donnez-leur la place pour partager des parties vulnérables d’eux-mêmes afin de leur permettre de savoir que vous êtes là pour eux et qu’ils peuvent être vrais avec vous.

 

Accordez-vous de l’espace pour ressentir

Souvent, lorsque nous évitons de partager ce que nous vivons avec les autres, c’est parce que nous ne nous sommes pas donné l’espace pour identifier et traiter nos sentiments. Nous essayons de les couvrir ou de nous engager dans des activités pour masquer la douleur, mais ils ne disparaissent pas lorsque nous faisons cela.

Laissés non transformés, nos sentiments ont tendance à s’échapper par d’autres moyens. Par exemple, nous pouvons réagir de manière excessive ou être complètement déchargé de toute énergie.

Donnez-vous la permission de ressentir ce que vous ressentez, sans jugement, et apprenez à reconnaître lorsque vous vous mentez, en disant que vous êtes « bien » quand vous ne l’êtes pas. Et en passant, « je ne sais pas » est une réponse et elle est, bien souvent, beaucoup plus authentique.

Vous le savez, la première étape pour être honnête avec les autres, c’est de l’être avec soi.

 

Soyez bienveillant avec vous-même

Nous avons tendance à nous taper dessus lorsque nous ne répondons pas, n’agissons pas, ne parlons pas ou ne pensons pas comme les autres croient que nous le devrions. Cela peut nous pousser à répondre aux besoins de chacun sans vraiment reconnaître les nôtres.

Prenez l’habitude de vous connecter à vous-même et de répondre à vos besoins émotionnels, que ce soit par la pause, l’arrêt total ou l’action. Écoutez-vous… car vous savez ce qui est nécessaire pour vous présentement. Plus vous respectez votre vérité et vos besoins, mieux vous pourrez les communiquer aux autres.

 

Vive la légèreté

C’est un lourd fardeau à porter que de se cacher derrière une façade. Permettez-vous de vivre la légèreté en expérimentant la liberté d’être authentique et d’établir de véritables liens avec des personnes qui peuvent recevoir vos sentiments.

Il est possible de déposer votre cape de super-héro, d’être vulnérable et de partager votre vérité. Vous n’avez pas à vous cacher, à faire semblant ou à vous sentir mal de ne pas toujours être okay.

Aujourd’hui, je choisis de pratiquer la bienveillance et la douceur à mon égard. En ce qui me concerne, mon défi est d’accueillir ce qui est là sans jugement et de ne rien « faire » mais plutôt d’« ÊTRE » tout simplement!

C’est okay de ne pas être okay… Vous n’êtes pas faible, vous êtes humain, et vous n’avez jamais à vous en excuser.

Céline Legault | C’est okay de ne pas être okay!

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