Entre deux peurs on pourrait…

De peur qu’on ne se méprenne, mon intention n’est pas ici de minimiser l’impact de la peur sur notre physiologie, car elle est bien réelle, ou même sa tendance à faire obstacle à notre motivation de passer à l’action.

Je cherche plutôt à passer outre les peurs dites externes, que l’on cherche généralement à éviter, pour adresser les peurs internes, qui nous habitent tous et pour mettre en lumière les émotions négatives à l’origine de ces dernières qui entraînent une inhibition de la pensée et nous figent dans l’inaction.

« L’Homme effrayé commence par se figer comme une statue, immobile et sans respirer, ou s’accroupit comme instinctivement pour échapper au regard d’autrui ».

— Charles DarwinL’Expression des émotions chez l’homme et les animaux

D’une part, la peur est une émotion ressentie en présence d’une situation perçue ou réelle d’une menace imminente suite à notre auto-évaluation de ladite situation.  Elle amène par la suite des comportements spécifiques tels l’évitement et la fuite.

Dans ces conditions, une peur prolongée ou répétée entraîne souvent un sentiment d’angoisse, une peur intense, souvent chronique, menant à des situations anxiogènes. En bout de ligne, ces situations génèrent un état de « stress ».

Ces peurs intérieures qui sont à l’origine de tous nos maux et nuisent à la manifestation de notre joie de vivre sont différentes pour chacun de nous, selon nos expériences et notre vécu.

Prenons comme exemple, la peur de déplaire ou de déranger les gens dans notre entourage.  N’est-ce pas à la base un simple manque de confiance en soi et en ses moyens? Ce manque de confiance qui nous fait croire, souvent à tort, que nous ne sommes pas à la hauteur, ou pas à notre place.

Avez-vous vraiment oublié qu’à travers votre parcours de vie, quel qu’il soit, vous avez acquis des connaissances et de l’expérience que vous êtes en droit de partager.  Ce n’est vraiment qu’une question de volonté. Alors, allez-y, surmontez une à une vos peurs et partagez respectueusement vos acquis pour faire de ce monde un endroit où il fait bon vivre.

Pour ainsi dire, la vie n’est-elle pas comme un escalier fait sur mesure, à notre image, dont les marches représentent un cumul de nos peurs, tantôt petites et parfois plus significatives,  mais qui s’estompent toutes sous la force de notre volonté à y faire face au fur et à mesure que l’on avance d’un pas de plus en plus confiant.

Ultimement, vaincre ses peurs n’est qu’une question de volonté.  Choisir de notre plein gré de les reconnaître, quelle que soit leur source, soulève le voile du mystère et aide à passer à l’action.  Nos peurs intérieures sont des fenêtres sur l’ensemble de notre parcours de vie.  Plus les peurs s’évaporent, plus ce parcours de vie donne un sens à notre existence!

Plutôt que de simplement réagir ou figer face à nos peurs, entre deux peurs on pourrait choisir de passer à l’action et agir pour se bâtir une vie à notre mesure.

Par conséquent, je vous invite à exercer votre volonté et à prendre un premier pas pour surmonter vos peurs, quelles qu’elles soient.  Le meilleur moment d’agir est toujours le présent, ici et maintenant.  À vous de choisir d’enclencher cette dynamique!

 

Alain Mercier | Entre deux peurs on pourrait…

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