Est-ce que je vis ou je survis?

Là, réside une question fondamentale qui pourrait aussi englober notre raison d’être.

La fin de l’automne est un moment privilégié pour s’intérioriser. Tout est propice à faire un retour en soi. La nature ralentit, le manque de lumière nous garde dans un état semi-endormi, on range, on ramasse, on protège, bref, on va bientôt hiverner et pour d’autres, carrément hiberner! Personnellement, j’aime bien cette période. Je prends le temps de réfléchir à mon rythme quotidien. Quelques fois, je réalise que je suis tombée dans le piège de l’urgence de vivre! Je suis essoufflée, je manque de temps pour tout faire et par conséquent, je suis fatiguée! C’est alors qu’une question me vient: *Après quoi, je cours? J’ai tout ce qu’il me faut pour être bien et fonctionnelle. J’ai un toit, je mange à volonté, ma santé est relativement bonne, je suis entourée de gens merveilleux et par dessus tout, je fais un métier que j’adore. J’arrive à surmonter les épreuves de la vie, je ris et je pleure.

Alors, serait-ce que j’oublie de vivre?!

Vivre signifie d’apprécier chaque instant qui passe. Non pas d’une manière intellectuelle, mais bien de vraiment le goûter et le savourer en temps réel. Qu’à la fin d’une journée, la satisfaction d’avoir terminé 24 heures d’existence soit au rendez-vous. Puisque oui, il s’agit d’existence car cette journée ne reviendra plus. Prendre le temps de respirer, prendre le temps de regarder avec les yeux d’un enfant. Pourquoi, vous me direz? Et bien, parce que l’enfant découvre lorsqu’il pose son regard, il s’émerveille tout en apprenant. Malheureusement, à l’âge adulte on oublie de découvrir ce que l’on voit, on regarde sans voir.

Prendre le temps de ressentir. Je me sens bien ou pas ? Je reste ou je pars ? J’agis ou pas ? Personne ne prend le temps de tout analyser ainsi car ce serait laborieux de penser ainsi à chaque instant.

Par contre, si l’on garde en mémoire qu’il est bon de s’arrêter lorsqu’on s’éparpille trop pour se ramener au moment présent, cela va nous aider à vivre et non à être constamment en mode survie. C’est à dire être sur ce fameux pilote automatique que l’on vit trop souvent au quotidien.

Passe Present Futur

Regardez derrière vous le nombre d’année passée. Êtes-vous satisfait de votre parcours?

N’est-ce pas un bel indice de votre rayonnement! En plus, nous sommes choyés, nous les humains, on peut ajuster en cours de toute notre manière d’aborder la vie afin de se sentir mieux.

Je vous souhaite de bien savourer chaque instant de votre existence

Sylvie

Sylvie Asselin | Est-ce que je vis ou je survis?

Commentaires

Aucun commentaire

Écrire un commentaire