Peut on prévenir la maladie d’Alzheimer?

Extrait du blog de Christine Angelard : www.christineangelard.com

Considéré comme la « peste noire » du 20 et 21e siècle, par la prévalence de cette pathologie dans la population vieillissante, la maladie d’Alzheimer fait l’objet de nombreuses études, depuis de nombreuses années.

Essayons d’y voir plus clair et comment s’en prémunir :

Il est clair maintenant selon les recherches que le facteur ApoE4 est le facteur génétique qui augmente le risque de la maladie.

L’APoE4 supprimerait de plus les différents gènes qui limitent l’inflammation, augmentant de ce fait l’inflammation dans le corps, mais aussi au niveau du cerveau. 

La Maladie d’Alzheimer proviendrait essentiellement de trois facteurs différents :

  • D’une réponse protectrice à des agressions inflammatoires et infectieuses (Herpes, Borrelia, autres?)
  • De niveaux insuffisants de nutriments.
  • D’intoxications (produits chimiques : mercures, mycotoxines, etc),

Qui entraîneraient donc tous le clivage d’un récepteur APP, ce qui a comme conséquence de ne pas pouvoir créer les molécules protectectrices des synapses (ces connexions perdues entre les cellules nerveuses étant le propre de l’Alzheimer)

Tout ceci nous donne des pistes pour éviter voire stopper la maladie :

Pour le Dr Dale Bredesen (La fin D’Alzheimer – Ed : Thierry Souccar), il y aurait 3 types biochimiques différents de maladies d’Alzheimer

Le type inflammatoire :

On le retrouve chez les personnes ayant hérité du gène ApoE4 de leurs deux parents et la forme inflammatoire est la plus fréquente. Il va de pair avec :

  • Une augmentation des marqueurs de l’inflammation, 
  • Des anomalies métaboliques comme la résistance à l’insuline par exemple.

Le type atrophique

Lui aussi se trouve chez les personnes porteuses d’une ou deux copies d’ApoE4.

Il survient plus tard.

Il n’y a aucun signe d’inflammation, mais le système de soutien neurologique est altéré et on retrouve souvent :

  • Des taux d’hormones (thyroïdiennes, surrénaliennes, estrogènes, progestérone testostérone) insuffisants
  • Bas taux de vitamine D
  • Homocystéine élevée

Le type toxique

Se rencontre chez les personnes porteuses de l’allèle ApoE3 plutôt que l’ApoE4.

Ce serait celui qui répondrait le moins aux protocoles mis en place pour stopper la maladie.

On le comprend, car pour les 2 premières formes, il a été démontré des corrections apportées selon les valeurs de l’épi génétique.

Mais dans l’origine toxique, il est plus difficile d’inverser le cours des choses.

Au vu de toutes ces découvertes voici donc une liste d’éléments qu’il faudrait vérifier lors de l’anamnèse et au cours de bilans sanguins, lorsqu’on suspecte ou lorsqu’on veut prévenir la maladie.

Sans pour autant tirer de conclusions hâtives, de style : « j ai de l’inflammation, donc je vais faire un Alzheimer », mais bien pour corriger ses habitudes de vie lorsqu’il est encore temps.

À surveiller donc :

  • Le niveau d’inflammation
  • Les antécédents de maladies infectieuses
  • Le taux d’homocystéine qui doit rester inférieur à 7 micromoles par litre
  • Le taux d’insuline à jeun qui doit être inférieur ou égal à 4,5 micro UI par ml
  • Le statut hormonal (thyroïde, etc.)
  • La notion d’expositions aux substances toxiques
  • La qualité du microbiote 
  • L’indice de masse corporelle, facteur de risque connu pour la santé du cerveau en général.
  • Recherche d’un pré-diabète et de la glycémie à jeun

Comment prendre soin de ses facultés cognitives dès maintenant :

Au vu de toutes ces informations, il ressort clairement l’importance de l’épigénétique, c’est-à-dire mettre en place tous ces facteurs extérieurs qui dépendent de notre façon de vivre, et qui pourront venir moduler voire, freiner l’expression d’une génétique fragilisée.

  1. Premier facteur entre tous : l’alimentation

Il est évident maintenant qu’une alimentation hypo-toxique et sans sucre est la base d’une bonne santé métabolique, tout autant que cognitive

Les principaux aliments à éviter seront :   

  • Les laits animaux, absolument
  • Le gluten, le plus souvent possible
  • L’alcool de façon modérée
  1. Activité physique régulière

La marche quotidienne reste l’exercice le plus simple et efficace si elle est pratiquée tous les jours.

  1. S’assurer de 7 h à 8 h de sommeil par nuit
  1. Importance des bons gras 

Ne pas diminuer de façon drastique le cholestérol et utiliser l’huile d’olive au bon équilibre d’acides gras et huiles à chaines moyennes  (l’huile de coco) pour les membranes de nos cellules nerveuses.

  1. Diminuer l’inflammation 
  • Curcumine fermentée,
  • Glutathion liposomal
  • Vitamine D associée à K2
  • Co E Q10 Ubiquinol révesratrol
  • Équilibre hormonal de la thyroïde, mais aussi des hormones génitales par des hormones bio identiques, si nécessaire

Parlez-en avec votre médecin, votre naturopathe et surtout, commencez à prendre de saines habitudes de vie : Votre naturopathe sera là pour vous y aider!

 

Christine Angelard

www.christineangelard.com

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