Lorsqu’un couple souhaite ardemment un enfant, l’annonce officielle de la grossesse engendre souvent de grandes émotions de joie et d’euphorie. Puis, pendant près de 9 mois, les futurs parents prennent soin d’eux tout en s’informant sur le déroulement de la grossesse et de l’accouchement. Ils se préparent ainsi avec grand bonheur à accueillir ce petit être tant désiré tout en sachant qu’au moment de la naissance, leur vie ne sera plus jamais la même! Mais qu’en est-il de l’âme du bébé à naître ? Comment prépare-t’elle son arrivée sur terre ? Le moment de la naissance a-t’il aussi un impact sur la vie de cet enfant qui arrive ?

L’impact de la naissance sur la vie d’un enfant


Grâce à ma pratique (EFT) j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes vivant des problématiques ayant pris naissance au moment de l’accouchement. Même si en grandissant nous n’avons plus de souvenirs de ce moment marquant qu’est notre arrivée sur terre, la mémoire émotionnelle de l’accouchement demeure elle bien active et se répercute dans la vie de l’enfant en fonction de ce qu’il est venu accomplir et de ce qu’il a choisi de travailler sur lui-même dans cette vie. Bien-sûr, le contexte de chaque accouchement est différent. Pour certains bébés, la naissance représente un grand saut dans le vide, dans la peur et dans la douleur alors que pour d’autres, c’est une belle aventure qui commence et l’arrivée se fait dans la joie et la facilité. L’entourage au moment de la naissance aura également une influence déterminante. En effet, les parents et chacune des personnes présentes dans la salle de travail vivent des émotions différentes selon leur rôle et leur état d’esprit du moment. Le fœtus/bébé prend alors comme bagage toutes ces émotions (bonnes ou mauvaises) pour les réutiliser dans des situations semblables de sa vie car elles sont pour lui un programme gagnant; il a survécu! Ainsi, chaque individu est unique tout comme l’est son histoire et cette histoire porte bien souvent les réponses aux questions qu’il se pose.

Zoé a peur!


Pour illustrer l’impact possible de l’accouchement sur la vie d’un enfant, voici l’histoire de Zoé qui se raconte à partir du doux confort du ventre de sa mère jusqu’aux bancs d’école.

« Et voilà, fini la tranquillité de baigner dans des eaux paisibles. Depuis quelques minutes, il y a des ondes troubles qui traversent mon corps. Je crois que ça vient de ma mère, elle a peur. Mais de quoi peut-elle bien avoir peur? Elle ne m’a pas donné d’explications cette fois. Toute la douceur de sa voix quand elle me parle avec amour ne m’a jamais fait ressentir jusqu’ici cette sensation de peur qu’elle vit présentement. Je crois que c’est l’heure, l’heure de me séparer de ma mère. On en a discuté là-haut et ils m’ont avisé que le moment de ma première grande autonomie dans cette vie approchait. Mais je ne m’attendais pas à ces sensations étranges qui me sont transmises par le cordon qui me rattache toujours à ma mère. Je sens aussi la présence d’autres personnes auprès d’elle, certaines dont je reconnais la voix, d’autres que j’entends pour la première fois.

Ma mère a des douleurs intenses, est-ce moi qui la fais tant souffrir? Je la sens paniquer un peu, elle a de la difficulté à contrôler sa respiration. Ma grand-mère est présente et elle respire profondément avec sa fille pour la calmer et heureusement, ça semble fonctionner. Le souffle de ma mère reprend un rythme plus lent ce qui l’apaise. Mais ça ne dure pas! Cette douleur intense revient et je sens une force qui me pousse vers ce gouffre, là en-bas. C’est terrifiant! Je crois que ma mère n’en peut plus, ça lui fait trop mal, j’ai peur aussi. Et si elle mourrait? Il faut qu’elle vive, j’ai besoin d’elle pour survivre. J’ai bien compris ces derniers jours que c’est elle qui va me nourrir et me fournir tous les soins dont j’ai besoin après ma naissance. Ne meurt pas maman s’il te plaît, je t’aime tant tu sais. Toi aussi tu m’aimes, tu me l’as dit tant de fois au cours des derniers mois.

embryonsMais qu’est-ce qui se passe encore ? Qu’est-ce qu’on lui fait? Je crois qu’on mesure l’ouverture, c’est douloureux. Oh! Soulagement, c’est terminé. Je prends une pause dans cet eau autour de moi qui me procure une sensation agréable de chaleur et de sécurité. Ha non! Je crois que j’ai parlé trop vite. J’aperçois un genre de crochet qui s’approche de ma bulle… non! non! arrêtez! c’est dangereux ce truc-là! Mais qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont percé ma bulle et mon eau protectrice s’écoule à l’extérieur. Mon espace se contracte de plus en plus. Je ne suis plus très à l’aise, je me sens coincée. Heureusement, je sens que ma mère est tout de même assez détendue dans les circonstances. On dirait qu’elle ne sent plus la douleur malgré ces contractions -de plus en plus longues- des parois de mon habitacle. Elle agit différemment depuis cette injection qu’elle a reçue. Mais qu’est-ce qu’elle fait? Ce n’est pas le temps de relaxer, j’ai besoin d’aide pour sortir d’ici. Moi, je ne relaxe pas du tout! Je n’ai presque plus d’eau autour de moi, cette pression m’écrase. Elle devrait pousser plus fort, j’aimerais bien que quelqu’un le lui dise.

Je sens aussi le stress de l’infirmière qui l’accompagne depuis le début. Elle a bien hâte que le médecin en charge vienne nous donner un petit coup de main. Il est bien occupé semble-t-il. J’entends une autre femme qui crie à perdre haleine un peu plus loin. Pourquoi maman ne crie-t-elle pas? Allez maman, crie un peu, le médecin va venir nous aider. Mais c’est complètement fou, dans quel monde je m’en vais? Ça fait quatre heures que je suis pris dans ce couloir tout noir et que ma mère pousse sans succès. Je sens le stress monter tout autour de moi et en moi. Seigneur que j’ai peur. Pourquoi ne sentent-ils pas ma peur?

Enfin, une nouvelle énergie s’approche, c’est une personne d’autorité, je le sens. Ça doit être le médecin tant attendu. Il voit bien que je suis coincée, il demande à ma mère de pousser plus fort puis soudainement, il lui dit de ne plus pousser. Mais qu’est-ce qu’il a l’intention de faire avec ces ciseaux ? Oh! mon Dieu! Il va couper ma maman. Ma grand-mère semble ressentir la douleur plus que ma mère. Moi aussi je ressens sa douleur. Puis voilà que ça recommence. Les parois se resserrent sur moi de plus en plus fort. On encourage ma mère à pousser plus fort et plus longtemps. Et soudain ma tête passe de l’autre côté. Une personne que je ne connais pas s’affaire à dégager mes épaules puis enfin, je suis complètement libérée.

pleurs de bébéLa peur a disparu, dissipée par une joie immense. Mes parents sont contents, mon père verse quelques larmes de joie, les émotions sont intenses. On me prend en photo. Je les regarde tout étonnée, on dirait qu’ils ont déjà oublié le supplice qu’on vient juste de vivre mais pas moi, je vais garder tout ça bien en mémoire. Je pousse alors un grand cri qui me déchire la poitrine, je respire à présent par moi-même.


J’ai maintenant deux ans et demi et nous sommes déménagés dans une coquette petite maison avec une piscine dans la cour arrière. J’ai bien hâte de me baigner. Maman m’a acheté un beau costume de bain tout coloré, je suis vraiment jolie. Je descends l’échelle dans ses bras, j’ai une impression bizarre de déjà-vu. Elle submerge mon corps dans l’eau, c’est très agréable et je me sens en sécurité tout près de son coeur. Elle me tient mais elle voudrait bien que je nage par moi-même avec mes flotteurs. Je considère sa demande, mais attendez un peu, qu’est-ce que je vois à l’autre bout de la piscine, oh non! un trou qui engouffre l’eau de la piscine. C’est la panique, je crie, je pleure, je m’agrippe à ma mère. Ce n’est plus drôle du tout! Je ne veux pas revivre ça une autre fois. Je passe ainsi le reste de l’été agrippée aux bras de ma mère ou à l’échelle. Ils ne comprennent pas mais j’ai une peur atroce d’être aspirée avec l’eau dans ce trou.

Pleurer c'est normalL’été se termine, l’automne passe et l’hiver arrive. Ma mère m’a acheté des patins à glace, je vais prendre des cours de patinage artistique, j’ai très hâte. J’ai maintenant un bébé frère et ma mère est en congé. Mon frère ainsi que ma grand-mère nous accompagnent à l’aréna pour ma pratique de patinage. Pour ne pas tomber, j’utilise un genre d’appui en métal que je pousse pour avancer. Tout va bien, je m’amuse. Tout à coup, j’aperçois un grand trou noir à l’autre bout de la patinoire. La bande s’est ouverte comme par magie et ça me fait peur. On me dit que ce n’est pas grave, de ne pas avoir peur, on a juste ouvert une porte pour faire sortir la « zamboni » qui va refaire la glace après notre départ. Je ne veux rien entendre, c’est la panique. Je crie, je pleure, je veux partir.

Ma grand-maman, témoin de la scène, semble avoir compris quelque chose. Elle fait des liens entre mes peurs et ma naissance. La peur que j’avais du trou de l’écumoire de la piscine et le trou noir géant dans la bande pour faire passer la « zamboni » me ramenait à la mémoire de la peur que j’ai vécue dans le trou par lequel mes eaux tranquilles et protectrices s’étaient écoulées lors de ma naissance. Ma grand-mère en a parlé à ma mère et tout en patinant, elle a commencé à libérer ces émotions qui étaient encore bien vivantes en moi par la technique de libération des émotions (TLE/EFT) tout en me disant à l’intérieur d’elle-même que cette peur ne m’appartenait pas, qu’elle appartenait au stress de l’accouchement, au passé, qu’à partir de maintenant je pouvais me sentir en sécurité.

J’ai pu par la suite patiner et me baigner en toute confiance, en toute tranquillité d’esprit et surtout avec tellement de plaisir!

La vie a continué et je suis maintenant en première année. Il faut travailler plus fort en classe et faire des devoirs à la maison. À l’école, je semble avoir besoin plus d’aide que la plupart des autres élèves. Et à la maison, quand c’est le temps des devoirs, j’ai toujours quelque chose de plus amusant à faire. Je ne veux pas faire d’efforts, je veux juste relaxer bon! Quand je m’y mets enfin -et non sans grincements de dents- je suis facilement distraite. Après consultation, ma mère m’a expliquée qu’elle avait eu besoin d’aide par une injection épidurale pour passer au travers du travail de l’accouchement car elle n’en pouvait plus. Par la suite, elle était plus relaxe et détendue. Le focus n’était plus seulement sur la douleur du travail de l’accouchement et elle avait même pu faire quelques farces avec les gens autour d’elle. Elle m’a alors confirmé que je n’avais plus à porter ces mémoires, qu’elles ne m’appartenaient pas et que je pouvais reprendre le « travail » à ma façon. Depuis, le travail en classe et les devoirs à la maison se passent plutôt bien. »


aider sa fille pour les devoirsPar ce témoignage, nous pouvons constater que les peurs et les limitations des enfants n’arrivent pas de nulle part. Elles trouvent souvent leur source dans la salle de travail de l’accouchement. Mais le plus important est qu’une fois que l’information est amenée à la conscience du parent, celui-ci peut alors donner à son enfant la permission d’agir autrement que par les mécanismes encodés à la naissance. Ce processus de conscientisation et de reprise du pouvoir est facilement accepté par les enfants qui développent dès lors de nouvelles façons de réagir aux situations de la vie.

Pour en savoir davantage sur les techniques de libération EFT ou pour prendre rendez-vous, je vous invite à consulter ma fiche professionnelle sur Le-RIME.


Arnaud DHAuteur: Lise Thériault, Kinésiologue holistique, hypnose, psycho-anatomie
Pour consulter la fiche professionnelle de Lise sur Le RIME, cliquez ici.

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Lise Thériault | Témoignage percutant d’un foetus durant l’accouchement

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