Le phœnix

La question du mieux-être s’est posée sur mes lèvres lorsque je suis devenu blogueur.
Non ce n’est pas une blague car la question tombait à propos.

En effet, voici comment tout a commencé.
Par une histoire d’amour qui s’est mal terminée.

Une descente aux enfers dans la nuit noire de l’âme avec tout ce que cela implique.
La perte d’estime de soi. La rumination de regrets, colère, silences insupportables
de l’autre, trahison, abandon.

Le gros lot.

Étant à la retraite, j’ai eu le temps de ruminer…
Je me suis mis aux antis dépresseurs, mais je trouvais que cela
me donnait un buzz temporaire de surexcitation que je n’aimais pas trop.
Je n’ai pas renouvelé l’ordonnance.

Finalement pour ne pas étouffer, la belle saison sur le seuil de la porte,
Je suis sorti dehors.

J’ai la chance d’habiter près de la rivière Kitchissippi, je préfère ce nom.
Près des rapides remic d’Ottawa.

C’est un lieu rempli d’arbres, de fleurs, d’animaux et de promeneurs.
Je me suis mis à marcher sans but puis à trouver des endroits invitant
à la contemplation.

Au bout de quelques semaines, j’étais sur la voie de la guérison.
Cette peine que je traînais depuis 2 ans s’estompait lentement.

Parfois elle revenait, surtout le soir, en regardant un film d’amour,
à bannir après une séparation.

J’ai remplacé les antis dépresseurs par des micro capsules de psilocybin.
Cela m’a permi d’affiner mes perceptions.

Cette immersion dans la nature m’a permis de renaître à moi-même.
J’ai retrouvé mon estime et l’enfant intérieur en devenant plus
beau, plus magnifique que jamais 🙂

Des petits miracles de synchronicité sont arrivés.

On dit que le Diable est dans les détails, mais dans la nature,
c’est Dieu qui est dans les détails.
Il est bien connu que la nature fait du bien, mais savez-vous pourquoi ?

Il y a une première explication qui nous vient du Tao.
Selon Mantak Chia bien connu du public.

Le Tao considère que les émotions négatives comme positives
sont l’expressions d’organes particuliers du corps humain,

Les organes concernés sont reliés chacun à:
Des émotions négatives et positives.
Un élément, feu, terre, métal, eau et bois.
Une saison, l’été, l’été des indiens, l’automne, l’hiver et le printemps.
Des effets physiques sur ses organes.
Des interactions entre ses organes.

Et des techniques de rebalancement de ses organes
en particulier par des sons.

Une image vaut mille mots.
Voici une map du cycle des émotions positives. 

Je n’ai fait qu’effleurer le sujet que je veux approfondir dans ma quête du mieux-être.

Le rapport avec la nature est le suivant: Quand on prend un bain de forêt, sans bibittes,
assis sur un rock, on peut ressentir une paix intérieure.

Les Taoïstes expliquent cela avec la théorie des cinq éléments.
Que dans cet environnement nous sommes connectés par nos
molécules relatives à ce qui nous entoure.

L’énergie de l’arbre est dans notre foie.
L’énergie du soleil est dans le cœur.
L’énergie de la roche et du métal sont dans les poumons.
L’énergie de la terre et du spleen (l’humeur) sont dans le pancréas.
L’énergie de la rivière est dans les reins.

Ainsi donc voici une explication de pourquoi aller dans la nature nous fait du bien.
Elle rebalance les organes décrits par les taoïstes.

Pourquoi ne pas se connecter à chaque élément et mettre le focus sur les organes
en émettant le son approprié ?
Mais que disent les neurosciences sur les bienfaits de la nature?

Elles considèrent que la nature est un moyen de mettre un terme à la rumination mentale
par un repositionnement de l’attention sur l’environnement.

Mais bien plus encore.

Prenons la Biophilie d’Edward Osborne Wilson. Un célèbre biologiste américain.
Promoteur de la notion de biodiversité.

Le cerveau a acquis sa forme actuelle après deux millions d’années d’évolution,
en passant d’homo Habilis au chasseur cueilleur pendant lesquelles les humains
vivaient en contact étroit avec l’environnement naturel.

La Biophilie c’est l’amour du vivant, selon cette hypothèse, il existe une attraction,
inconsciente et instinctive des êtres humains vers les autres êtres vivants.

Être en contact avec des êtres vivants, animaux ou végétaux contribuent au
bon fonctionnement de notre corps et au bien être ressenti.

Ce n’est pas pour rien que nous avons des chiens et des chats.

Nous sommes spontanément attirés par la nature parce que l’on aime en elle,
les éléments qui nous ont longtemps aidé à notre survie.
.
Selon Michel Le Van Quyen, neurologue, cela fait environ 200 ans que la moitié
de la population mondiale vit dans les villes, ce n’est rien comparé aux milliers
d’années d’évolution en milieu naturel.

L’environnement de la forêt est particulier. Ce n’est pas un environnement abordé
de façon passive comme un décor, un spectacle mais en interaction avec une symphonie
d’odeurs, de couleurs, de lumières, de sons.

On a aussi la nature en nous et repoussons ainsi les frontières entre l’intérieur et l’extérieur.

Par exemple en contemplation, en explorant ses perceptions, en sentant l’unité entre
ses perceptions et l’environnement en interaction jusqu’à réaliser que celui qui nomme
les choses en mouvements et aussi une des choses et qu’il n’y a que ce mouvement
en cours 🙂

Les neurologues découvrent d’autres faits intéressants qui peuvent nous
aider à mieux interagir pour progresser dans notre quête du mieux-être.

Nous avons la nature en nous, le microbiote: C’est une colonie de bactéries, micro-organismes,
dans notre tube digestif, c’est vraiment une sorte d’organe supplémentaire
Il y a autant de cellules du corps humain que de cellules du microbiote.

Ce qui rend difficile de déterminer la partie de soi et de non soi, ces bactéries sont nous
mais pas tout à fait nous.

Cela amène à considérer la vie comme une continuité biologique qui va au-delà de notre corps.

Dans un bain de forêt, on s’ouvre, on perd un peu les frontières corporelles.

Le sens olfactif va plus loin que la simple fragrance d’un thé au jasmin, par exemple les arbres,
émettent des molécules, les phytocides, pour se protéger des bactéries ou champignons, nocifs pour eux.

Ils émettent aussi des terpènes, les résineux, Les phytocides ont action bénéfique sur le système nerveux parasympathique des humains, qui régule toutes les fonctions de régénération et de détente du corps et inhibent le système nerveux sympathique.

Qui est celui qui nous permet d’agir efficacement en cas de fuite ou d’attaque.

En forêt, l’humain se détend.

Le silence, ou les sons naturels (chant des oiseaux, eau) stimulent le système nerveux parasympathique.
La luminothérapie aussi,

Les lumières vertes et bleues rassurent notre cerveau, programmé depuis des dizaines de milliers de générations, à chercher de la nourriture dans la nature, et qui a intégré le message que lorsque c’est très vert et très bleu, il y a beaucoup plus de chances de s’en sortir.

Une détente s’opère lorsque notre cerveau est baigné de ces lumières, on parle de luminothérapie.
La forêt offre cela toute seule, au travers de milliers de nuances de verts, d’ombres et de lumières, lorsque le soleil joue à travers les feuilles.

Il y a bien d’autres bienfaits que la nature apporte pour notre mieux-être.


Jean Kapeutini Voisin

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Commentaires

1 Commentaire
  • Josée Lafleur
    Publié à 15:21h, 28 juillet Répondre

    Bravo Jean pour ce bel article. La nature, cette pharmacopée naturelle cadeau du Divin, est encore à ce jour inexploitée. Votre démarche dévoile l’efficacité de cette médecine non conventionnelle.

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