Sylvie Dompierre lutte2Aurions-nous l’idée de lutter contre nos reins qui produisent une urine qui remplit notre vessie, que l’on doit vider souvent à un moment inopportun?

Serait-il pensable de se battre contre nos ongles qui poussent sans cesse, nous obligeant à les couper périodiquement?

Pourtant, je rencontre régulièrement des clients qui luttent contre des parties d’eux-mêmes.

Ils se battent contre leur mental, leurs peurs, leurs idées, leur passé, etc. Les mots qu’ils utilisent reflètent cette bataille : contrôler le mental, se battre contre ses peurs, maîtriser ses pensées, etc.

Lorsqu’en thérapie, je leur propose une nouvelle vision, ils se transforment instantanément. Il me suffit de leur dire : Et si cette partie de toi était ton alliée? Et si elle essayait de te dire quelque chose? Et si elle existait pour t’apporter quelque chose?

Prenons, par exemple, cette cliente qui se bat continuellement contre son mental afin de le faire taire.

–          En quoi ton mental est utile dans la situation que tu vis présentement et qui te dérange?

–          Euh…

Devant le grand étonnement de la cliente, je souris intérieurement. Jamais ne lui est venue l’idée de considérer que son mental avait une utilité dans la situation qui la dérange. Alors, je l’invite à faire la paix avec cette partie de son être. Chaque fois, j’observe un relâchement, comme quelqu’un qui vient de se décharger d’un lourd poids.

–          Comment ton mental t’a servi jusqu’à maintenant dans ta vie?

Et là, s’amorce une réflexion. La cliente énonce les avantages pour elle d’avoir son mental à son service. Oui oui! À son service! Je crois que c’est la plus grande découverte. Plusieurs personnes ont l’impression d’être victimes de leur mental alors qu’il existe pour les servir. Bien entendu, cela nécessite des ajustements dans leur façon de considérer cette partie d’eux afin de l’éduquer à jouer le rôle qui lui revient. C’est pourquoi je préfère utiliser le mot APPRIVOISER le mental pour le mettre à notre service, plutôt que de LUTTER contre. De plus, apprivoiser demande beaucoup moins d’énergie que de se battre!

–          Excellent! Tu découvres que ton mental est ton allié. Alors, dans la situation qui te préoccupe présentement, qu’est-ce que ton mental essaie de te dire?

C’est curieux comment le simple fait de considérer cette partie d’elle-même comme un ami change la perspective de ma cliente. Elle commence à recevoir les messages. Elle perçoit des choses sous un nouvel angle.

AnickCeci est surprenant pour la cliente, car elle a toujours perçu le mental comme une partie qui contrôlait sa vie, éclipsant du coup toutes les autres dimensions de son être. La cliente sait qu’il existe autre chose en elle mais nous n’avons pas appris, dans notre monde moderne, à faire confiance à notre inconscient, à notre intuition ou à notre partie divine. Or, tout a été ramené à un niveau mental dans notre belle société cartésienne. Comme le dit Anick Lapratte dans son livre « À quelle fréquence vibrez-vous? », nous étions dans une ère où les vibrations de la Terre étaient compatibles avec un mental fort. Nous avons donc été éduqués à « comprendre » nos états d’âme, plutôt que de les accueillir et de les ressentir. Nous avons appris à rester dans notre tête. Heureusement, comme le dit Anick, la nouvelle vibration de la Terre va nous amener vers plus de ressenti.

Mais revenons à notre cliente. Elle apprivoise cet ami, son mental. Celui-ci l’amène à considérer des éléments qu’elle ne voyait pas lorsqu’elle était en lutte contre lui.

–          Maintenant, remercie cette partie de toi pour le beau travail qu’elle fait dans ta vie. Dis-lui combien elle est importante pour toi et que tu désires qu’elle demeure à ton service. Puis, demande-lui de laisser de la place pour que tu puisses explorer les autres parties de toi.

Ainsi s’amorce un travail où émergent les forces venues de l’inconscient, des émotions, du passé, de l’intuition, etc.

Il en va de même avec les peurs. « Merci ma peur, tu me permets de… ». Puis, je prends une décision en considérant le message de ma peur. Si elle me dit d’être prudente, je mets en place ce qui est nécessaire pour me sécuriser. Si elle me paralyse physiquement, j’accueille ce qui se présente pour découvrir ce que ça déclenche en moi et ainsi amorcer un travail dessus.

En fait, toutes les réponses et toutes les ressources sont en nous et pas nécessairement au niveau mental. Des trésors se cachant dans nos émotions, notre inconscient, notre intuition, nos différents niveaux énergétiques et même dans notre corps! Accueillir, plutôt que de lutter contre, ouvre un chemin pour accéder à ces richesses.

Parfois, un petit coup de pouce est nécessaire. Une rencontre avec un professionnel en relation d’aide peut s’avérer une bonne option. Pour ma part, j’utilise différentes approches psychologiques ainsi que la programmation neurolinguistique (PNL) et l’hypnose. Les résultats sont merveilleux … et les clients repartent avec plein d’alliés!


Sylvie DompierreAuteure: Sylvie Dompierre, Consultante en relation d’aide et réflexologue
Pour consulter la fiche professionnelle de Sylvie sur Le RIME, cliquez ici.

– Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez le partager pour « bonheuriser »  la journée de vos contacts, veuillez cliquer sur vos réseaux sociaux préférés ci-dessous.

Sylvie Dompierre | Une lutte à finir…

Commentaires

Aucun commentaire

Écrire un commentaire