Comment créer un esprit bienveillant et mettre fin au critique intérieur?

Lorsque j’ai entrepris ma quête pour apprendre à m’aimer, j’ai suivi plusieurs thérapies, lu beaucoup de livres de croissance personnelle. Je suis aussi allée chercher ma certification en coaching de vie dans l’espoir que je pourrais apprendre à m’aimer plus facilement et rapidement.

Honnêtement, tout a été utile et ce l’est encore. Une étape à la fois, j’ai avancé. J’ai fait des pas de géant et puis… j’ai atteint un plateau et j’avais l’impression de tourner en rond.

Et j’ai réalisé toute la puissance et l’impact de mon dialogue intérieur sur mes progrès. Ainsi, une nouvelle route vers l’amour de soi s’est ouverte par une nouvelle prise de responsabilité dans mon autonomie émotionnelle.

Avant cela, je n’avais pas sincèrement pris conscience que j’utilisais des mots très négatifs à mon propos. J’étais la première à m’abaisser, la première à me dénigrer et à me taper dessus. J’étais mon propre critique, le plus dur et le pire…

Bien que cela m’ait aidé à surmonter certaines barrières psychologiques, physiques et mentales et donc à réaliser des choses que je n’aurais jamais cru possibles, comme pardonner à l’homme qui a abusé de moi, mon mari qui m’a trompée et à faire le deuil d’un enfant mort-né, ces moments étaient une exception et non la règle.

Pendant des années, je me suis cachée et je me suis servie de ces moments pour justifier d’être malveillante envers moi-même et j’ai, de ce fait, perpétué le cycle. Mes soi-disant raisons valables m’empêchaient de changer de vie et de m’aimer afin d’être heureuse et épanouie.

J’ai reconnu mon terrible dialogue intérieur parce que je souffrais d’une estime de soi incroyablement faible.

J’essayais de me mesurer à mes propres standards élevés et irréalistes concernant ce que je pensais devoir être pour être aimée, approuvée et acceptée. Mais ce dialogue intérieur critique et ces habitudes destructives étaient en fait en conflit avec ce dont j’avais vraiment besoin, car ils ne me permettaient pas de me donner de l’amour.

Je devais changer la façon dont je parlais, autant intérieurement que de moi, et je devais le faire rapidement!

Ces habitudes se sont créées à la suite de décisions conscientes et inconscientes que j’ai prises dans le passé. Et si mes pensées venaient de décisions que j’avais prises dans le passé, j’avais aujourd’hui le même pouvoir de prendre des décisions différentes pour façonner la personne que je serais dans le futur.

Comme disait Louise Hay, une femme extraordinaire : « Vous vous critiquez depuis des années et cela n’a pas fonctionné. Essayez de vous reconnaître et voyez ce qui se passe! »  N’est-ce pas un beau défi à relever?

Voici quelques astuces et outils que j’ai utilisés pour élever mon niveau d’estime personnelle et commencer à me parler avec plus d’amour et de bienveillance.

  1. Journaliser différemment

Avant de commencer à changer mon dialogue intérieur, j’utilisais un journal de bord quotidien pour ventiler et exprimer ce que je ressentais. J’ai donc pris la décision d’ajouter une section dans mon journal spécialement pour mes pensées ou ce que mon critique intérieur me disait afin d’en prendre encore plus conscience.

Puis, j’ai créé un nouveau journal de bord quotidien où je me suis concentrée sur ce que je disais de moi ou faisais pour moi-même, qui témoignait de l’amour et de la bienveillance. Nul besoin de vous dire que je me suis rendu compte à quel point c’était difficile de me mettre en lumière.

Par exemple, si je me sentais stupide et que je me tapais dessus parce que j’avais mis mes sentiments sur la table avec une personne, j’écrivais que j’étais reconnaissante d’être authentique et d’avoir le courage de montrer ma vulnérabilité.

Vous constaterez aussi qu’après plusieurs jours de pratique constante, vous serez en mesure de capter des dialogues intérieurs blessants avant qu’ils ne se transforment en quelque chose d’encore plus grand.

  1. Éliminer les mots « devrait / doit faire / avoir à »

J’ai transformé mon vocabulaire, car j’ai cessé d’utiliser ces mots et je les ai remplacés par des mots plus gentils tels que « je choisis de », car je trouvais que d’utiliser les mots « devrait », « doit faire » et « doit » peuvent causer une culpabilité inutile.

Par exemple, lorsque je règle mon alarme pour aller au gym… au lieu de dire: « Je dois me lever tôt et faire de l’exercice », je me dis maintenant: « Je choisis de me lever tôt et de prendre soin de moi par de l’exercice ».

Lorsque vous cessez de « devoir », vous vous sentirez beaucoup mieux avec vous-même et cela vous apportera un sentiment de légèreté.

  1. Sourire

Une façon très simple et facile de changer sa propre perception est de sourire. Je ne parle pas ici d’un petit sourire poli ou sarcastique. Mais plutôt de mettre une intention consciente de sourire autant que possible dans tout ce que vous faites.

Imaginez-vous faire cela tout le temps lorsque vous prenez une marche ou même lorsque vous répondez au téléphone. Vous ressentirez toute l’énergie positive et vous constaterez aussi qu’un sourire devient un grand en un rien de temps!

  1. Se dire oui à soi et non aux autres

J’ai appris à me dire oui, ce qui signifie parfois dire non aux autres. J’examine maintenant mes motivations pour dire oui à quelqu’un d’autre. Si c’est pour être aimé ou accepté, cela créera probablement une déception si je n’obtiens pas ce que j’attends en retour.

Imaginez si nous ne disions tous oui aux autres que lorsque nous le sentions vraiment dans nos cœurs. Il n’y aurait pas de ressentiment, et lorsque nous ferions des choses pour les autres, cela se ferait avec joie et inconditionnellement, en plus de créer des sentiments plus positifs pour nous-mêmes.

  1. Accepter le fait que nous n’avons pas tous à nous aimer

Je m’inquiète plus de ce que les autres pensent de moi et de mes décisions, tant que je suis à l’aise avec mes choix et qu’ils viennent d’un lieu d’intégrité et d’honnêteté. Cela m’a beaucoup aidé dans mon discours intérieur, car si quelqu’un ne m’aime pas, cela n’a rien à voir avec le fait que je suis une bonne personne.

Tout comme nous n’aimons pas tout le monde, tout le monde ne nous aimera pas non plus. C’est surprenant de constater à quel point il est libérateur de ne pas avoir besoin d’être aimé à tout prix.

  1. Se demander: « Comment cette décision me fait-elle sentir? »

J’évalue chaque choix par rapport à ce que je ressens pour moi et aux conséquences que je suis prête à assumer. Je me demande: « Est-ce que cela me fait me sentir bien? Est-ce que cela me rapproche de ce que je veux ressentir ou si je m’en éloigne? » Sinon, que doit-il se passer pour que je me sente bien avec moi?

En vous posant cette question, vous ferez ainsi des choix plus constructifs et alignés avec vos valeurs profondes.

  1. Célébrer chacun des progrès accomplis

Vous pouvez célébrer vos réalisations en allant dîner avec des amis ou en vous achetant un petit cadeau en guise de récompense.

Quoi qu’il en soit, assurez-vous d’être présent au moment où vous célébrez, car cela augmentera votre niveau d’estime personnelle, renforcera le fait que vous êtes une personne merveilleuse et que vous méritez de vous reconnaître pour qui vous êtes et tout ce que vous faites.

  1. Laisser aller et s’éloigner.

J’ai aussi appris à laisser aller certaines personnes qui ne me traitent pas avec respect. J’admets que ce n’est pas une chose facile à faire. Cependant, si je laisse les autres me manquer de respect, alors je perpétue le cycle et je me donne inconsciemment la permission de faire de même.

Vous aussi, vous méritez d’être traités avec amour et bienveillance, autant par vous-même que par les gens qui vous entourent.

Comment votre discours intérieur reflète-t-il ce que vous ressentez pour vous-même? De quelle façon pourriez-vous être plus bienveillant et plus aimant à votre égard?

Céline Legault | Comment créer un esprit bienveillant et mettre fin au critique intérieur?

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