Destin et ligne de temps

Alain Marillac

En P.N.L (programmation neurolinguistique) la ligne de temps garde une place centrale pour se situer par rapport aux événements et pour pouvoir s’adapter ou comprendre certains aspects de sa propre vie. Bien entendu cette ligne s’intègre dans une démarche et un accompagnement.

Mais au-delà de ça, lorsque l’on ne requiert aucun avis extérieur, que tout va bien et que l’on se sent en harmonie avec soi-même, il est amusant de procéder à une contre vérification du système, en laissant simplement la vie et son flot s’imposer comme une ligne.

C’est la mémoire, les actions posées et les diverses réalisations de l’existence qui vont former peu à peu une série de points révélateurs. On débute du plus loin dont on se souvienne avec l’incontournable question : qu’est-ce que je voulais faire « plus tard » puis on procède avec l’examen des faits : les études, les apprentissages, les passions, les stages, les rencontres spéciales, les premiers jobs et aujourd’hui.

Même si l’on ne s’est jamais posé la question, il est surprenant de constater que tout parcours de vie, même le plus anachronique et le plus riche en méandres, suit pourtant une certaine forme de logique et offre une apparence de destinée, choisi ou non. Toutes et tous, nous avons toujours suivi une direction intérieure, libre au départ puis de plus en plus nourrit d’elle-même comme pour une quête inconsciente.

Très souvent, je préfère cette approche plutôt que la ligne de temps matérialisée d’une manière ou d’une autre. Une simple conversation, quelques notes et la trace d’une vie s’inscrit tout naturellement. Ce que j’aime particulièrement dans cette « entrevue » à bâton rompu c’est de voir reparaître le véritable intérêt d’origine, la passion oubliée, la question si importante mais pourtant oubliée. La ligne de temps spontanée contient alors en elle la totalité des arguments de motivation, les remises en question et les réponses tant désirées ou bien mise en oubli par trop de routines.

Et je ne puis m’empêcher de terminer ici, avec un sourire,  par ce que disait ce bon vieux Sade lorsqu’il réfléchissait à son parcours et à ce qu’il était :

« Ma façon de penser est le fruit de mes réflexions; elle tient à mon existence, à mon organisation. Je ne suis pas le maître de la changer; je le serais, que je ne le ferais pas… Cette façon de penser …  allège toutes mes peines en prison et, j’y tiens plus qu’à la vie. Ce n’est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c’est celle des autres. »

Alain Marillac, hypnothérapeute, auteur, archéo-hypnologue

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