Pourquoi rêver d’être une pomme quand on est une orange?

Nous sommes à l’ère du fast-food de l’information.  Sur les médias sociaux, les gens semblent rivaliser de trucs extras pour être au meilleur de leur forme.  En plus de ça, la planète Facebook semble ne montrer que les bons coups lorsqu’il s’agit de soi.

Rien de bien grave dans tout cela, me direz-vous.  Là où il y a un hic et un HIC en majuscules, c’est lorsqu’on croit et qu’on achète tout ce que les autres veulent bien nous faire voir!  Parce que tout est un choix, dites-vous bien que ce qui nous est ainsi montré en est un aussi.

Les gens choisissent de montrer leur lumière plutôt que leurs ombres.  Moi, ça me va… pourvu que je sois consciente que tous les êtres humains ont les deux côtés en eux.  Lumière et ombre.  Rappelons-nous toujours que l’équilibre est en toute chose, même en nous!

Pour ma part, j’en suis à faire des ménages récurrents dans mes listes de contacts sur ce média social qu’est Facebook. Ainsi, ceux qui sont toujours à leur meilleur soulèvent le doute chez moi.  Comment quelqu’un de normalement constitué peut-il n’être que toujours beau, bon, capable et fin?

Je me pose la question et je vous la pose également… mais la poser est un peu y répondre, non?

Si je me fie à ma vie, j’ai toujours appris les choses les plus importantes en me cassant la gueule et de façon royale svp!  Oui, il m’arrive d’avoir de profondes réflexions et de réfléchir à ma vie, à ce que je veux en tirer, mais, habituellement, cela m’arrive après avoir reçu un coup sur la gueule.  Pas vous?

Ce sont les durs coups qui nous apprennent…

Par exemple, si j’étais une pomme, ce n’est qu’en tombant et en vieillissant que je me rendrais compte que je peux faire une compote extraordinaire.

Mais j’ignore pourquoi je me prends pour une pomme tout à coup quand je me suis toujours considérée comme une orange.  Une belle grosse orange pleine de soleil et de promesses, mais souvent acide, car c’est mon meilleur moyen de défense pour ne pas me faire bouffer toute crue!

Nous sommes des fruits

Ce que je tente de vous expliquer est que les gens sont comme un énorme panier de fruits différents.  Rien ne sert de se prendre pour une pomme en tentant d’imiter nos congénères et leurs façons de se présenter quand nous sommes un fruit à part entière.  Les pommes sont peut-être bien cirées et semblent bien appétissantes, mais sous d’épaisses couches de cire se cachent peut-être des fruits vraiment « poqués »!

La perfection n’existe pas

Ainsi va ma philosophie en ce qui concerne les médias sociaux et toutes les couleuvres qu’on tente de nous y faire avaler!  Personne n’est parfait et personne ne découvre la vérité de tous juste en y pensant.

On est comme on est, des fruits imparfaits, et on ne détient que notre vérité à nous… souvent en tombant de l’arbre comme tant d’épreuves que nous vivons.

Pourquoi se prendre pour une pomme lorsque nous sommes une orange?  Qu’en pensez-vous?  Et que dire de ses beaux paniers de fruits éclatants de couleurs et sans imperfections?

La vérité toute crue est que nous sommes tous des fruits imparfaits, mais beaux, à notre façon.  Ensemble, nous formons le panier de fruits le plus beau qui soit.  Et ce n’est pas faute de couleur ni parce que nous avons toujours la forme que nous devons avoir, non.

Notre diversité

Nous sommes beaux dans un panier d’osier ou sur les médias sociaux que lorsqu’on accepte de se faire voir sous toutes nos formes, toutes nos couleurs, que nous soyons bien verts ou encore bien mûris et que nous sommes prêts à vivre notre vie.

Pourquoi tout transformer quand la réalité est si belle qu’on veule croquer dans la vie?

Josée Durocher | Pourquoi rêver d’être une pomme quand on est une orange?

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